< retour

roland schär

oeuvres curriculum vitae vues d'expositions bibliographie amis

contact

 

la fin de cent ans de solitude

 

collection de la bibliothèque municipale de strasbourg

 

Souvenirs d’un travail à quatre mains

Nous avions vécu la lecture de « Cent ans de solitude » comme une véritable expérience, et avions immédiatement éprouvé le besoin d’en donner forme. Nous avions déjà un échange épistolaire et graphique nourri, et cette lecture partagée nous a poussés à réaliser une oeuvre à quatre mains.

Nous nous sommes concentrés sur la fin de « Cent ans de solitude », et notamment le moment où Auréliano commence à lire, dans les parchemins, son propre destin : l’illisible chiffrage des textes devient subitement limpide et révèle son sens.

Pour lire notre livre, il faut le défaire, il faut étaler ce texte stratifié. La forme des plaques de verres gravées et superposées est une métaphore du cycle qui s’achève dans le récit du livre. Cette quête cyclique est portée par le souffle qui traverse l’histoire, ce souffle qui se transforme en tempête de vent, qui emporte tout, qui ensevelit le lecteur trop absorbé par la lecture de sa propre énigme.

Déconstruire et reconstruire notre livre-objet participe à cette lecture qui nous aide à mieux nous comprendre, à décoder le monde. Mais comme nous sommes à la fois lecteurs et acteurs, nous prenons le risque de payer le prix de la compréhension par notre propre dispersion.

Marie-Paule Lesage / Roland Schär, octobre 2016